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Si le Seigneur ne bâtit la maison...

16 décembre 2011

Le Psaume 126(127) dit : Si le Seigneur ne bâtit la maison, les bâtisseurs travaillent en vain.

Voilà bien le souci qui se pose au roi David alors qu'il se repose enfin, après de longues périodes de guerre et d'agitation. Il est content de sa situation et envisage de construire une maison pour Dieu comme si soudain il prenait conscience que Dieu est SDF dans son Royaume.
Au début, le prophète Nathan se dit pourquoi pas ; mais il se reprend, inspiré par Dieu. N'inversons pas les rôles. Quels que soient les choix de nos vies, nos réussites, notre capacité à construire, à inventer, c'est bien Dieu qui mène la danse. Il n'a pas besoin de maison, ni de sécurité... son seul besoin c'est notre amour qui lui manque souvent, son seul souci est de nous conforter, de prendre soin de nous.
C'est lui qui veille sur nous et jamais le contraire. Mais son but est de faire de nous qui sommes ses enfants, des adultes en amour, capables de l'aimer vraiment, face à face. Son Amour nous offre l'abri, le foyer dans lequel nous pourrons grandir.
Il en va de même dans le récit de l'annonciation de l’Évangile : l'Ange demande de la part de Dieu à Marie de lui accorder l'hospitalité, d'accueillir le Christ ; c'est par le oui de Marie que Jésus entre dans l'humanité. Pourtant ne nous y trompons pas : c'est par la vie de Jésus que le Royaume de Dieu s'ouvre à nous. Il est la porte du Ciel. Le Oui de Marie et celui de Jésus tout au long de sa vie jusqu'à la passion sont à jamais unis ; ces deux Oui réciproques inaugurent l'union de Dieu avec l'humanité, la nouvelle Alliance.
Ainsi dans nos vies, tout ce que nous vivons ne trouve sa vraie grandeur et sa fécondité qu'avec le soutien de Dieu, et Dieu a choisi de compter sur nous pour agir. Cette confiance réciproque est la vraie grandeur de l'homme, la vraie obéissance de la foi. Le bébé de la crèche rappelle que rien ne grandit vraiment dans nos vies sans amour partagé.

Frédéric d'Humières, curé de Plaisir

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